Rédaction

Mario Kart 7

{ Mario Kart 7 } Nintendo 3DS

À chaque nouvelle console Nintendo son Mario Kart. La 3DS ne déroge pas à cette règle, et une certaine partie des joueurs ont beau rouspéter sur le peu de nouveautés inculquées à chaque soft, cela n’empêche en rien leur vente par millions. Mais changer une recette fonctionnant si bien serait sans doute suicidaire pour la firme de Kyoto. Que vaut donc ce Mario Kart 7 une fois la cartouche emboîtée dans la console portable ?

Premier constat, la prise en main reste immédiate. Quiconque ayant déjà joué à un jeu de la série reprendra donc ses marques aisément. La maniabilité demeure sans faille et ce septième opus signe le retour des pièces, disséminées ça et là sur les pistes. Elles permettent de doper votre kart et de lui offrir une vitesse supérieure. Elles servent également un second rôle : le déverrouillage de nombreuses parties de karts. Il s’agit là d’un point fun mais également stratégique. Chaque type de roues, de carrosserie et de deltaplane dispose de caractéristiques uniques, permettant de façonner un véhicule au look et aux qualités (et par conséquent aux faiblesses) de notre choix. Certains privilégieront la vitesse à l’accélération, le poids au hors-piste, le hors-piste à la maniabilité, etc. La customisation des karts a toutefois ses limites, certaines pièces ayant des caractéristiques fort semblables.
À noter que les personnages se rangent dans trois catégories de poids : léger (Koopa, Toad…), moyen (Mario, Luigi…) et lourd (Bowser, Donkey Kong…). Petit détail sur le roster, il ne s’agit pas franchement du plus excitant de la saga, malgré un nombre tout à fait correct de conducteurs.

Les deltaplanes sont l’une des grandes nouveautés de cet épisodes. Les circuits sont ponctués de passages de vol, où l’on plane sur quelques dizaines de mètres, ainsi que de phases sous-marines. Les courses s’avèrent ainsi dynamiques et offrent un joli lot de passages secrets. La conduite se révèle alors toujours aussi technique. Ainsi, même les tracés issus d’anciens jeux sont actualisés afin de mettre en valeur ces nouvelles phases.

On pestera malgré tout sur le choix de quelques circuits oldschools (à titre d’exemple, il n’y a qu’un seul et unique tracé issu de la cartouche Gameboy Advance). Parmi les nouvelles pistes, certaines ne sont pas très inspirées, ou ne mettent pas en avant la technicité du jeu, même en difficulté avancée (mention spéciale au Littoral et au Pic Wuhu, se résumant à une succession de larges virages et de lignes droites). Rien de catastrophique toutefois, car on trouve également d’excellents parcours exclusifs tels que Koopapolis, Piste Musicale, Galion de Wario, etc.

On regrettera en revanche amèrement l’absence du mode mission qui brillait sur Nintendo DS et qui insufflait des heures de jeu supplémentaires au titre. Mario Kart 7 se boucle rapidement malgré la difficulté d’obtenir 3 étoiles sur chaque coupe en grand prix, mais le service online permet de s’attarder davantage sur cet opus. Il est de même toujours plaisant d’y revenir de temps en temps pour jouer contre des amis en local.

En somme, Nintendo livre un Mario Kart qui apporte un petit vent de fraîcheur sur la série et qui propose par ailleurs de bonnes sensations de conduite grâce à une 3D bien gérée. Imparfait mais fun et dynamique, la saga reste donc fidèle à elle-même et à ses qualités intrinsèques. En attendant une mouture un peu plus ambitieuse pour le huitième épisode.

NOTE : 7/10